Capharnaüm

The Doors - Riders On The Storm

Vivre à deux, être en couple, ça voulait dire avoir quelqu’un pour me rassurer, pour m’écouter et ne pas trop me juger.
Depuis quelques temps je me sens encore plus seule qu’avant, lorsque je ne voyais personne et me suffisais à moi-même.
Je ressens que chaque jour qui passe me rapproche de la mort, de la fin inéluctable et ma vie aura été tellement futile que ça me brise.
C’est débile mais ouais j’y croyais vraiment à cette vie simple, avec lui, loin de la folie des Hommes.
Et j’ai énormément de mal à accepter que ce n’était qu’une illusion de plus dans laquelle je me suis perdue.
Il faut que je reste dans le logique, le raisonnable, les faits et non les sentiments. C’est trop dévastateur et finalement, à quoi cela sert ? Etre bien de temps en temps ? Mais tellement stresser tout le temps par le moindre petit truc, le ventre me fait mal, je mange de moins en moins même si j’ai faim, ça ne passe pas.
J’avais plus ou moins accepté certaines choses, je savais qui j’étais et ce que je voulais. Maintenant je ne suis plus que l’ombre de l’ombre de moi-même.
Je cherche tellement à lui épargner la moindre petite contrariété qu’une fois de plus je me suis complètement effacée.
Il ne reste de moi que tout ce que je déteste : l’amoureuse qui respire par la respiration de l’autre, une pleureuse quoi.
Cela me tue. Peut être même littéralement.
Dans le fond, une partie de moi l’a toujours senti. Nous ne sommes pas fait pour être ensemble. Et je trouve cette idée révoltante.

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Je passe mon temps à faire des choses pour lui. Et il n’est JAMAIS content putain ! MERDE ! Il ne voit que le négatif. Hmm. Ouais, ça me revient, tout me revient. Choisir de ne voir que les failles et oublier tout le reste. T’sss. Je refuse qu’il me brise.
Je refuse catégoriquement d’être une ruine à nouveau, pour un mec. Il ne peut pas juste ouvrir les yeux et se rendre compte que dans son malheur il a quand même un tout petit peu de chance !!!
Je sais que j’dis ça sur le coup de la colère, que je ne le pense qu’à moitié, c’est juste… que des fois je ne sais vraiment plus quoi faire ni comment car presque tout le dérange, le stresse, l’oppresse.
Tout c’est surtout moi à vrai dire et j’me sens comme une grosse merde du coup. Je ne souhaite que son bien, ça l’étouffe.
Ma bienveillance envers lui est problématique mais je n’arrive que difficilement à faire autrement !
Suis-je la seule personne au monde à penser qu’être en couple ça implique nécessairement cette volonté mutuelle de prendre soin l’un de l’autre ?
De partager nos envies, nos idées, nos douleurs et profiter au maximum du temps passé ensemble ?
Se protéger autant que possible, se rassurer et se respecter.

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Mon ventre est un sac de noeud. Merci le stresse, impossible d’aller dormir. La paix ne viendra donc jamais. Elle n’est pas pour nous.
Comment se fait il que malgré cette certitude, je ne parviens pas à complètement renoncer à cette idée de sérénité, de paix, de calme auprès de lui, chez nous ?

Je dois reprendre le contrôle de mes émotions qui n’ont jamais rien fait d’autre que me polluer l’cerveau.