Capharnaüm

C'est facile, de croire.

Le ciel est triste, encore, et mes rêves sont tellement étranges ces derniers temps… ils me laissent un arrière goût désagréable et me donnent l’impression d’un sommeil non réparateur. Mais de toute façon, le sommeil c’est surfait.

In Hell I’ll Be in Good Company - The Dead South

Éternel recommencement, tout revient, ça tourne, tourbillon et fait même quelques ricochets, ça n’a pas de sens. Oui Je sais bien que rien n’a de sens, de but, que tout est vide et sans issue mais c’est plus fort que moi, ça m’abîme quand même. BLA BLA BLA je devrais faire des copier/coller de cette phrase, car je dois la radoter plus qu’une vieille !

J’ai envie d’avoir une raison de vivre.

Mais il n’y a rien, que du vide, que du vent. Et la douleur, aussi. Les petits moments de joies sont trop rares… ou bien suis-je trop exigeante ? J’sais pas.
Remarque  : la musique ne me semble pas vide.
Et en plus, elle me remplie. J’ignore de quoi. D’émotions, je suppose, mais les mots qualificatifs ne me viennent pas.
Puis qu’elle idée aussi, moi, d’avoir des envies ! Quand j’pense que tout cela, c’est pour rien, pour finir dans la tombe, pour redevenir poussière… ça m’fout les boules grosses comme celles d’un mammouth ! Façon d’parler.
Et la cabane, et la paix, et la sérénité, et… Pfff tu crois encore à toutes ces conneries ? Tu es encore plus stupide que ce que je croyais, moi.

...

Malaise en ce moment, je sens bien que toutes SES paroles sont déjà oubliées, effacées, envolées d’puis belle lurette, et ça me tue d’y avoir cru une fois de plus.
Et oui, c’est tellement facile de croire. Surtout à ce que l’on désir.