Capharnaüm

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décembre 2014

Juste un peu de silence.

Mes émotions me déchirent les entrailles, dans ma tête je le sens, dans le corps aussi. Réussir à rester à la surface. Se dire qu'il n'y a que le moment présent qui soit réellement important. Régulièrement une sensation de panique, d'angoisse s'empare de moi, mon coeur s'emballe, ma respiration aussi. J'ignore à quoi cela est du. Cette journée, comme les autres, est un défi. Ne pas sombrer. Faire taire ces autres moi et m'accrocher. Sur le fils, j'oscille. J'voudrais juste que ça cesse ce truc, cette émotion, comme si quelque chose en moi se déchirait, comme si mon (...)

Tic tac tu craques.

J'attends. Tic Tac j'attends que les minutes passent, que mon téléphone sonne. Je suis en manque. Cruellement en manque de cette épaisse fumée blanche. En manque de lui aussi. Fuck. Je vendrais un rein pour remplir la boite, aspirer mary et ne plus entendre ce dialogue incessant de moi-meme avec moi-meme sans être vraiment moi. Mais oui bien sur ! Pourquoi on pense toujours au pire ? Hein ? Pourquoi ce sont toujours les mauvais scénarios auxquels on pense ? à croire qu'on se met soit même des bâtons dans les roues. Ecrire pour passer le temps. Tic Tac. Putain. C'est hyper (...)

Je cherche une solution à moi.

Marre de me sentir comme ça. Vraiment. J'sais plus quoi faire ni comment pour que ça cesse. Pour que toutes ces choses auxquelles je pense disparaissent. Une bonne fois pour toute. Marre que tout ce qu'il y a de mauvais dans ce monde me touche autant. Y a rien dans cette putain de vie qui me remonte le moral, qui me redonne un peu de force, d'envie, d'espoirs... Y'a que des merdes. C'pas pour me plaindre, j'ai parfaitement conscience que des tas de personnes aimeraient avoir ma vie... je me sens juste tellement démunie, sans issue, coincée dans une existence absurde, vide de sens et (...)

ça me flingue le coeur.

J'ai appris par Avaaz, le massacre d'une centaine d'enfants au Pakistan. Depuis, j'y pense encore et encore. Ces pensées viennent et m'anéantissent, j'ai la sensation de perdre des petites morceaux de moi, tout au long de la journée. Je suis une peau de chagrin défectueuse. La cruauté humaine me ronge de plus en plus. J'ai peur que ça me submerge une fois de trop, un jour ou l'autre. Je suis incapable de l'ignorer, de passer outre, de faire avec, de relativiser sur ça, sur toutes ces atrocités commises par mes "semblables". Oh ! Une centaine de gamins c'est... non il n'y a pas (...)