Capharnaüm

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octobre 2012

Tsss !

" Ces secondes indéfiniment distendues quand tu vacilles à la limite du supportable" Mes souvenirs m'assaillent. Précis comme un film que l'on a vu 100 fois, je revis chaque détail avec la même intensité que quand j'y étais. Je tente un exil en venant écrire ici. Et encore cracher mon venin. Me plaindre. Geindre sur mon passé et l'absence d'avenir. Osef j'fais c'que je veux... ou pas. M'oui y'en a qui sont plus à plaindre. Et donc quoi ? J'suis censé me réjouir que d'autres souffrent plus que moi, c'est ça ? T'ssss. " Déchirée, oui. A jamais fissurée. A jamais exclue de (...)

Plus de tête, plus rien.

Jm'en fous. De toi, de lui, d'eux. Même de moi. Menteuse. La seule chose qui compte c'est cette épaisse fumée blanchâtre que j'absorbe, puis recrache encore et encore. Là ça ne va pas... mais dans quelques minutes, les effets vont commencer à se faire sentir et Enjoy ! M'ouais. Ma tête devient de plus en plus lourde. J'voudrais tant la couper. Plus de tête, plus de pensées. Plus de tête, plus rien. Guardians of asgaard - Amon Amarth En sortant d'la douche j'ai voulu rouler... OMFG ! J'avais zappé à quel point c'est tendu du slip avec les doigts à moitié humides et (...)

Sables mouvants.

Me suis endormie hyper vite hier. Mine de rien, c'est fatiguant de rester assis toute la journée, à cogiter. Octobre. J'ai pas mal cogité la dessus. "_ (...) Vous avez parlé de noyau dur. Je crois pressentir ce que ces mots peuvent signifier. Mais quand noyau est fragmenté et friable, par quel moyen l'unifier et le rendre consistant ? _ Faites-vous confiance. Ne cherchez pas à brûler les étapes. Ne perdez pas de vue que vos difficultés pourront un jour se révéler comme étant une source de richesses. Le chemin est long, j'en suis témoin. (...) _ Mais comment endurer le (...)

Coup d'masssue dans les chicos.

Je gère pas trop mal pour l'instant en m’efforçant de m'accrocher férocement à la branche d'arbre qui m'aide à ne pas couler mais le 24 & 25... je vais me noyer. J'ai pas envie d'expliquer ce que ces jours sont. Ils sont à moi seule. Puis la parano aussi. Oui c'est débile d'être aussi mal à cause de dates... je l'sais. Mais je ne décide hélas pas de ce qui m'affecte ni comment. Je subis mes émotions. Elles m'auront à l'usure. Des fois j'ai vraiment des idées à la con. Des fois je me dis que je devrais arrêter de contrôler ce qui ne devrait pas l'être, me laisser aller (...)

Un genre de schizophrénie.

J'ai rêvé de L. Il y a beaucoup de choses à propos de lui que je voudrais pouvoir dire.  Ça fait partie de ces choses coincées dans ma gorge et y pourrissant. C'est tellement gênant cette sensation de blocage. Je n'sais pas ou ne veux pas savoir pourquoi, parce que je sais. Je n'ai jamais vraiment cessé de penser à lui. C'est pas un éclat vif dans mon esprit, plutôt un déchirement sinueux. J'arrive pas à mettre les mots, à mettre les formes. C'est une présence silencieuse, sourde, tortueuse... menaçante. Il y a dans ce que j'écris la volonté et l'incapacité d'être (...)

Clinquement interne.

Du mal à se lever ce matin. Mon cerveau bug sur la page de chargement. On se lève. On avance. Y'a un truc qui cloche. Un clin...quement interne. On le sent à chaque mouvement. On continue à avancer malgré la gêne occasionnée, telle une épine dans le pied. On avance moins mais on ne s'arrête pas pour autant. Et on fait. On fait parce qu'il faut faire. On fait pour s'accrocher à quelque chose. Pour avoir l'illusion passagère d'être utile. On avance. Avec le temps ce n'est plus une épine dans le pied mais plutôt la sensation de marcher sur des braises. Putain de douleur (...)

Comme Beregovoy, clic clic boum !

Des mots font échos en moi : "Écrire ne m'aide plus vraiment. Au contraire je crois que ça me fait plus de mal que de bien." Je ne sais pas si c'est pour cela que j'ai tant de mal à écrire ces derniers jours. Parce que écrire ça revient à laisser exploser les sentiments presque toujours dévastateurs qui m'envahissent. Ecrire s'est me laisser aller, relâcher la pression, enlever le masque. Et extirper de mon esprit ces choses qui me dévorent inlassablement, que je m'efforce de réprimer la journée. Sinon, j'ai regardé un film que je pensais bidon, sur youtube, L'impossible (...)

overdose de moi-même.

Essayons d'écrire. Ça ne commence pas fort. Je réfléchis. Ecrire quoi ? Que l'absence de cette partie de moi-même actuellement en grève complique un peu les choses. Les prolongeant sans nuance. Sans répit. Que j'suis complètement paumée. J'me sens nulle, je suis déçue car j'pensais naïvement avoir un cerveau à peu près fonctionnel. Oui, par exemple. Non. Mais qu'est ce que je vais faire de moi ? Clic clic Boom ! Il pleut. C'est comme si le ciel pleurait mon inconsistance. Foutaises. Le ciel s'en tape le cul par terre ! J'vais crever d'une overdose de moi-même. (...)

Saturation.

En voyant une photo de moi étant petite, je me suis sentis... triste. Comme si je regardais une photo de quelqu'un que j'ai connu et qui serait mort à présent. J'sais pas trop ce que ça peut vouloir dire... mais c'est déroutant. La semaine a été dure, sur le plan "intérieur". Ma pseudo confiance en moi en a prit un gros coup dans la tronche... J'me croyais assez... intelligente pour faire ça. J'me comprends. Raaaaaaah ! J'essaie. Putain c'que j'essaie de pas... Hm. Ce serait tellement facile. Un rail par ci, histoire de. Facile, oui. Je SATURE. C'est tout. Penser à ça en (...)

Taillés au couteau de l'absence.

Ça recommence. Vite un stylo, une feuille. Vite, ils veulent sortir. Vite ! Je veux les extirper de mon esprit. Vite il y a urgence ! Ils vont si vite que je les sens m'échapper encore... Ils sont agités, égarés, fatigués. Moi aussi. 2 ans. J'ai basculé de l'autre côté de la rive. Ni vivante, ni morte. Un cadavre qui respire. Le broiement intérieur se mêlant à la confusion des mots qui ne veulent plus rien dire, comme si rien ne voulait plus rien dire, parce que rien n'existe pas sans LUI. La douleur reste vive, sanglante. Les chairs ne veulent plus se rassembler. Impossible à (...)

Mémo

J'ai passé en brouillon plusieurs écrits de cette période d'Octobre 2012. Parano qu'un jour quelqu'un puisse me reconnaître, certains passages sont clairement identifiables comme étant ma vie, pour mon entourage proche, la famille surtout. Nous sommes en 2018 et pourtant, je redoute toujours autant qu'un proche découvre mes écrits. Paradoxalement, j'ai envie de remettre ce journal en public. Le goût du risque je suppose. (...)

Ô

Il pleut. Les gouttes de pluie s'éclatent contre la vitre du velux de la chambre comme je m'éclate contre cette vie. 5H38. Que dire ? Que faire ? Comment le dire ? Comment le faire ? Et pourquoi ? Il y'a toujours tellement de questions et si peu de réponses qui soient acceptables. Trop souvent à la limite du supportable. Le couvercle se ferme. Vas y viens Ô ange ultime. Viens me chercher je t'attends depuis si longtemps. Cesse donc de faire l'enfant, de jouer les fourbes, de prendre les détours. Me tourmenter dans mes rêves c'est trop facile. Tout cela ne mène à rien. (...)