Capharnaüm

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septembre 2012

Je me dégonfle...

Je me sens faible. Physiquement parlant. Je n'ai plus de force. Il faut dire que je ne mange presque plus. Je change d'avis sans arrêt. A propos de LUI. De ce que je vais faire. Là je me dis que je ne vais rien faire du tout. Je me dégonfle. Pour la première fois de ma vie je ne veux pas savoir. J'en sais rien... Je veux sans le vouloir. Il me hante depuis... trop longtemps. Je faisais avec, avant son message. Tant bien que mal. Avec beaucoup de bas... Je m'étais résignée. C'est de la folie, à present. Il faut que cela cesse. Mais j'ai peur de ne pas avoir la force (...)

Exorcisez moi !

Il me manque. Quoi que je fasse, il est là. A travers souvenirs et songes. Il me tourmente. Partout. Tout le temps. Je lutte. Tente de m'occuper l'esprit. Parfois même, je lui crie de partir. Mais, en vain, il est toujours présent. Fantôme destructeur, Je te hais. Je le hais de l'aimer autant. De l'avoir dans le sang. Rien ne parvient à le faire sortir de mes pensées. L'ennuie profond dans lequel je vis actuellement, n'aide pas. Quand je m'ennuie, je laisse mon esprit se divertir à travers des illusions. Dans ma maison intérieur. Et mon esprit le veut très souvent (...)

L'éffort de se lever.

Cela fait une heure que je suis réveillée. Je suis encore dans mon lit. Je n'ai pas la moindre envie de me lever. Mais il va falloir que je fasse un effort. L'effort de tous les jours, celui de prendre une douche et un pseudo déjeuner. Puis comme je serais debout, j'en profiterais pour faire du ménage. Je déteste cet endroit tout en l'adorant. Il me ressemble, il est à l'image de mon état de ruine. Pas question de laisser entrer la lumière. L'obscurité est plus adéquate à ce morceau de chair en putréfaction que je suis. Cet endroit est comme un pré-cercueil. L'idée est assez (...)

Sur la ligne

Cette journée fut finalement moins pénible que je l'avais prédit. J'ai aussi pris des dispositions un peu radical, pour commencer un boulot rapidement, si cela est possible. On verra. Cela ne coûte rien d'essayer. J'ai tellement besoin de m'occuper l'esprit. C'est vital. Je suis sur la ligne. J'oscille entre une pseudo stabilité et la défaillance pure et définitive. Telle une funambule. Le moindre geste peut être fatal. Épée de Damoclès qui va s'abattre sur moi, un jour ou l'autre. Je déchante ou déjante. Je sais plus. C'est pareil. (...)

Prozium.

J'attend. J'ignore quoi. La fin sûrement. Retour à la case départ. J'y pense sans arrêt. Je cherche vainement une issue, pour limiter les dégats. En vain. Ma tentative d'objectivité ne m'a rien apporté à part confirmer ma culpabilité. Je ne sais toujours pas quoi faire ? Ni pour LUI, ni pour tout le reste. L'impression d'être... inachevée et donc inapte à tout. J'voudrais soudoyer le temps pour revivre ne serait-ce qu'une journée durant laquelle j'existais pour LUI. Et les minutes passent, lentement et je me desséche tout aussi lentement et tout aussi sûrement que ces (...)

Salle d'attente.

En pause. Concernant les dispositions que j'aie prises pour bosser. Je devrais en savoir plus dans quelques jours. J'ai peur de craquer à tout moment. De ne plus être capable de jouer le jeu, extérieurement. Puis j'ai failli me noyer, tout à l'heure, dans mon bain. Ce n'était pas prémédité. Pourtant, on aurait sûrement appeler ça un suicide. J'étais simplement dans l'eau, avec un livre. A un moment, je l'ai posé puis je me suis laissé aller sous l'eau. Et je me suis sentis sereine, calme. Comme allongée dans l'air, plénitude totale. Cela m'a semblé durer longtemps, (...)

Moins dur quand on accepte.

Parait que c'est moins dur quand on l'accepte. Du coup, c'est bon pour le boulot. Donc je devrais enfin travailler de nouveau, dans quelques jours. J'ai hâte. Ce n'est vraiment pas un boulot transcendant... limite abrutissant mais... C'est c'qu'il me faut. Je ne me réjouis pas trop tant que les papiers ne sont pas signés, rien n'est certain. Je suis juste contente de l'idée que ce soit possible. Parce que cela me rend moins inapte. Enfin j'me comprends. (...)

Aliénation.

Fuck ! Fuck ! Fuck ! C'bizarre. Je me sens... bien. Enfin... calme. Vide. Comme si mes démons et autres tourments intérieurs étaient partis faire un tour. "Un sursit, dans un océan de néant." Je ne dis pas que je suis bien dans le sens heureuse mais juste que là, sur le moment y'a rien qui vient me troubler. Comme si j'étais soudain détachée du monde, installé confortablement sur un nuage. Je suis bien, je souris. Mes yeux se ferment et s'ouvrent. Ma tête se laisse porter par la musique. BOOM ! BOOM ! J'voudrais écrire une Ode à la légèreté. Je suis bien. Seule. (...)

Oui mais non.

Attendre. Stop. Encore attendre. Stop. Je ne fais que ça. Attendre. Que le temps passe. Que la nuit tombe sans que le jour ne vienne la chasser. J'y pense. Le truc récent. Une sensation de gêne, de malaise s'empare de moi. Y'a un truc qui cloche. J'y pense. Parce que c'est...tentant. Prendre le risque. Me foutre des hypothétiques conséquences et suivre l'envie si grande et profonde qui germe en moi. Le faire. Saisir l'occasion. Sans analyse. Qu'est ce cela coûte d'essayer ? Y'a pas de contrat, pas d'obligation. Juste un échange qui n'engage à rien. J'y pense trop pour ne (...)

Je m'emballe, je déraille.

L'espoir me nargue de tout son corps inexistant. Il reste là, me regarde avec insolence. Il me met au défi. Crétin ! Il est là, il persiste, me suit partout dans ma tête. Si proche qu'en tendant la main je pourrais l'effleurer du bout des doigts. Je n'en ferais rien. Pas encore. Parce que j'ai appris à ne plus lui faire confiance. Officiellement, j'ai renoncé à lui. Et je m'en tiens à cette version. Officieusement, c'est une toute autre histoire qui se joue dans les méandres sinueux et dégueulasses de mon esprit. Il m'attire autant qu'il me répugne. Fruit défendu. A (...)

Punch me, I bleed... - Children Of Bodom

J'ai foutrement mal dormis. Pas envie de donner la moindre explication. Tout est dur. Lourd. Le couvercle se referme sur moi. J'étouffe. Je suffoque. Je ne veux pas être demain. Comme si Demain allait me tuer. Hélas, non. Ce serait trop facile. J'étouffe. Mon sang commence à bouillir. Tout m'oppresse. Tenter de me calmer est peine perdue. Dégoulinante de colère, déchirée d'angoisses. Je ne peux qu'attendre. Oui, j'attend. J'ai chaud d'attendre, j'ai mal d'attendre. Si seulement il y avait quelque chose à attendre... L'obscurité m'étouffe, mon sang me brûle. Nul part la (...)