Capharnaüm

← Retour au journal

juillet 2012

Cette chance de ne pas être.

Comment ignorer le vide autour de soi ? Vide du présent, de l'avenir. Fantômes du passé... J'devrais peut être pas écrire ici, mon état est semblable à celui dans lequel j'étais il y a quelques mois, quand je tenais l'ancien journal et... dans cet état là, j'écris des trucs... pas joyeux. Dès que je ne suis pas occupée, je sombre. Mes pensées sont trop noires, elles me jettent dans un gouffre de ténèbres dont je ne peux m'échapper. L'absurdité de la vie me dévore tant que j'en viens à me dire que la mort doit être salvatrice. Et pourtant je crois que ce n'est pas (...)

Crise.

Je jette souvent un coup d'oeil sur les journaux et je suis souvent étonnée par ce que j'y lis. Chacun vit sa vie, avec projets, rêves, espoirs... désillusion, peine, maladies... parfois certains craquent, mais ils se relèvent toujours, essayant encore de croire que ça en vaut la peine, luttant contre chaque coup avec pour certains beaucoup de courage, de force et de dignité. Et j'en ressens encore plus le gouffre qui me sépare des autres. Je ne fais qu'attendre. Attendre. Ecrire. Encore écrire. Oui, mais écrire quoi ? Le non sens de cette vie, toujours, qui ronge l'être en (...)

Effet inattendu...et conséquences.

Impossible de dormir. J'ai laissé un message sur un forum. Ce message a eu un effet auquel je ne m'attendais pas. Punch me I Bleed - Children of Bodom Lui. Le manque de lui. Le plaisir que j'avais à le lire. Puis, le besoin de relire ses mots, unique chose qu'il me reste de lui, tel qu'il était à cette époque. C'est ce que j'ai fais après avoir laissé le message sur le forum. J'ai ressorti le classeur dans lequel j'ai mis ses textes, je me suis installée dans un fauteuil et j'ai lu ses mots que je connais par coeur. Puis je me suis souvenu avoir écris sur ça, le fait de relire (...)

D'un pas lourd et traînant.

J'devais bouger hier, mais...il y a toujours une excuse pour ne pas le faire. La vérité c'est que je n'ai pas envie de sortir et de reprendre mon rôle " ouais, ça va " parce que ce n'est pas le cas. La comédienne est en grève, merde ! Puis, j'ai mal au cerveau comme si je m'étais murgé la tronche sévère ce qui n'est pas le cas. All I want - The Offspring J'ai juste envie de m'poser dans un coin à l’abri des autres. M'enfuir, dans le fond c'est cela que je veux. Cela fait longtemps que je le désir ardemment mais... Il y a toujours un mais, putain ! Et m'enfuir où hein ? (...)

Les idées sont à l'épreuve des balles.

J'suis agitée, j'ai des envies de révolte, des envies de puissance et de convictions. J'crois que je voudrais mourir en défendant mes idées. La mort, comme c'est joyeux... Françis - Coeur de Pirate Avec L. c'est fini, on ne peut pas être amis, je ne pourrais plus lui reparler vraiment, délirer avec comme nous le faisions ces derniers temps. Parce que. J'suis une connasse. J'dis ça mais je lui reparle toujours, finalement. J'me demande si ça ne vient pas de Lui. Le blocage. Se censurer est une chose, se manipuler en est une autre. Même pas sur que ce soit possible en plus. (...)

Non, rien.

A part la musique, les trucs qui me font plaisir ne le font pas vraiment à cause de ce trou enfin ce gouffre que son absence a creusé en moi. Je crois que je ramène tout à lui, même quand ce n'est pas... justifié. J'crois que j'ai mal d'être moi. J'me sens coupable d'exister ? J'pensais pas rechuter aussi vite. J'pensais pas envier ainsi les autres filles de ma générations qui sous prétexte de profiter de la vie font tout et n'importe quoi. J'pensais pas que la solitude pourrait me... Non, rien. Plus envie. Plus la force. Mais j'continue encore et toujours. Parce qu'on (...)

Résister !?

L'ordre du jour c'est RÉSISTER ! Non je n'y crois pas trop mais bon... Je n'ai pas le choix de... En fait, si. J'ai le choix. Et c'est ça le pire. J'pourrais me suicider. Mais... Non. Lâcheté ? De moins en moins je crois. J'essaie de raisonner autrement, d'être moins radicale dans mes idées, j'essaie d'accepter vraiment que tout ne peut pas venir uniquement de moi. L'idée me dérange un peu moins c'est déjà ça. Mais l'absurdité de l'existence... Je perds peu à peu ma spontanéité. C'est, je crois, triste... Il faut résister au assauts tumultueux de mes idées noirs. (...)

Ce que je devrais faire.

J'devrais arrêter de ressasser le passé, de vivre avec des fantômes, d'avoir peur de souffrir encore en m'attachant à quelqu'un. J'devrais me prendre moins la tête, me poser moins de question et agir. J'devrais passer à autre chose, ne plus penser à Lui, ou moins souvent. J'devrais m'accrocher à mes rêves au lieu de les laisser ne pas se réaliser. J'devrais prendre plus soin de moi, arrêter de fumer aussi. J'devrais avoir envie de profiter de la vie, de faire des rencontres. J'devrais prendre des risques, arrêter de toujours vouloir tout contrôler pour anticiper au maximum les (...)

Ce n'est même plus de l'amour, c'est de la connerie.

J'crois que ce que j'aime en lui c'est son savoir, son intelligence. Oui bien sur il y a aussi son humour, son côté un peu décalé des autres, sa voix, ses mots, son sourire, ses craquages, ses phrases incompréhensibles, sa générosité, son besoin fou de liberté, sa dureté etc.. Mais au dessus de tout il y a sa " capacité " à si bien comprendre les choses, les comprendre sans y adhérer forcément, et puis il y a cette sensation que lui seul m'a fait ressentir, celle de pouvoir toujours évoluer. Pour moi il est comme un livre qui n'aurait pas de fin, on tourne les pages, on (...)

Pour être en paix avec moi-même.

C'est dingue, après tout ce temps je n'ai toujours pas compris. Je ne cesse de l'écrire et pourtant, grande malade sm que je suis, je recommence encore et encore. J'ai l'impression d'être condamnée à refaire toujours la même chose, toujours les mêmes fautes. J'me prends trop la tête. Si j'acceptais simplement d'être comme je suis sans vouloir le contrôler ce serait moins dur c'est évident. Je veux tout contrôler uniquement par besoin de sécurité. C'est même pire que ça, c'est un besoin maladif d'auto-protection. Toujours la même chose. Je dois accepter ça, accepter (...)

Noir définitif.

Y'a plus d'air. Ça claque, violence de l'orage, comme l'acidité du manque, beau à outrance. Lourd, presque pesant comme cette envie de fuir mon corps, mes pensées, son fantôme. J'voudrais m'envoler sans craindre la chute, toucher le firmament pour soudoyer les étoiles. Quitter le noir ? Non. S'y enfoncer encore plus profondément, encore plus intensément...et y respirer l'écume de son étreinte. Noir définitif. L'abîme du manque, le noir de l'absence. S'il savait la félûre dans l'âme, s'il voyait la plaie béante du coeur, s'il sentait le parfum de la peau, (...)